- Citation d'Herbert Marcuse
17.07.06 / 11:38------
*Moby - Play*----





(Dé)laisse ta Plume---




- Jungle Urbaine
4.07.06 / 10:42------
*Laputa Theme*----



Architectures et autres structures forgent la silhouette des villes...
Des tours s'élèvent, des géants de fers entrelacés veillent sur elles... Tout un entrelas de câbles et de réseaux se dessinent au dessus de nos têtes, hantent nos ombres et perd notre regard.

Une jungle ou les lianes noires enlacent une végétation métallique qui ne cesse de croître... Une jungle luxuriante qui se développe quelques mètres au dessus du sol que nous nous sommes approprié...


Autant de constructions qui perdent l'homme dans un monde métallique, industriel, mécanique...
L'Homme et la Machine se battent, se cotoient, se substituent, jusqu'à réduire au maximum cette frontière qui les séparent.

L'humain se mécanise, la machine s'humanise.
Doute, méfiance, curiosité... Les sentiments s'animent et se nouent pour créer un duel entre attraction et répulsion...
Avenir, place, statut... De nombreuses questions se profilent et les hypothèses s'entrechoquent..


(Dé)laisse ta Plume---




- Changement
22.06.06 /13:17------
*Fatals Picards*----

Voilà. Je passe en 2eme année.
Pour mon blog ce fut une année de tatonnement et de mises à jours cahotiques.
C'est révolu.
A présent mes travaux seront beaucoup moins basés sur le dessin, beaucoup plus sur le graphisme, l'illustration, la vidéo ou encore la photographie. Il sera donc beaucoup plus aisé de les présenter ici.
C'est pour cela que ce blog change de "statut".
A présent, 'est une sorte de Work in Progress, un book en constante évolution, un lien entre travaux passés, présents et futurs.
Il est le fil de ma pensée.

Seront donc présents ici textes, photographies, images, romans graphiques, illustrations et vidéos.

Pour ce qui est de la vie quotidienne, des délires, des remises en questions, des amis, des amours....
Je vous donne rendez vous sur http://moossye2.blogspot.com


(Dé)laisse ta Plume---




- Je est une autre...
07.05.06 /10:43------
*Dessins animés*----



Des voix, des angoisses, des peurs.
Je frissone, sursaute, me cache et attend la crise. Incapacité de réaliser des choses simples : peur d'entendre un cri, peur de découvrir un cadavre derrière une porte, impression que l'on me suit, je vois des silhouettes, j'entends des voix extérieures qui m'apellent, des voix intérieures qui me menacent...
JE semble être une autre...
Ou du moins une sorte de chose semble me dominer... Certains l'appelleront l'angoisse, d'autres la maladie, le délire, les hallucinations... Je n'ai pas ce recul.
Quand elle me contrôle j'ai l'impression d'un duel mortel avec une "force mystérieuse". Toujours elle me menace ; Joue avec mes perceptions, s'amuse, comme si je n'étais qu'un pantin... Quand elle me domine j'ai l'impression de n'être plus qu'une peur matérialisée sous un amas de chairs frissonantes... Un délire en vrai. Une hallucination à la peau dorée.

Ses bras sont à l'heure actuellem on seul remède... Ses yeux bleues où semblent se dessiner des mont enneigés, ses bras chauds et rassurants... Une drogue. Il est mon héroïne.
Je voudrais guérir pour nous...
Le doute et la folie
Dans leurs écheveaux m'enlacent,
Comme l'étreinte d'une nuit
Dont la noirceur menace,
La peur de n'être plus que le reflet,
De l'homme dans la glace.

Lukas Zpira.


(Dé)laisse ta Plume---




-

Happinness under a tree...


21.02.06 / P.M. ------
* Yeah Yeah *----





Les dessins et les idées pleuvent...
Les calins et les yeux doux aussi...
Mélange de douceur, de travail, de découvertes...
Tout est là pour vivre heureux, au beau milieu de sa passion...

Je n'imaginais pas vivre des choses si belles et si différente "d'avant" en mettant les pieds dans ce drôle de bâtiment qui tombe en ruine...


(Dé)laisse ta Plume---




-

Incontinence, Arborescence, Bidon d'Essence...


Février / Mes journées, mes soirées------
* Electric Light Orchestra - Twilight *----




Petite image de douceur en plein travail...


Mercredi, je pense avoir vécu l'une de mes soirées les plus marquantes...
Ce genre de soirée inoubliable, pleine de sentiments différents...
Ce genre de soirée que l'on pourrait mettre en musique comme l'Auberge Espagnole...
Ce genre de soirée qui commence comme beaucoup d'autres...
Mais j'ai senti quelques larmes le long de mon épaule...
Au lieu d'un "laissez moi tranquille", on est sorti, ensemble... Histoire de s'épauler... Rituel de la clope qui calme... Ramener des DVD à 1h du mat, histoire de marcher dans cette ville qui aurait pu n'appartenir qu'à nous... "J'ai envie de te montrer Les Indestructibles"... Sur le chemin on chantait à tue-tête des chansons sans queue ni tête... comme des cons, peut être...
Des imbéciles heureux. (et tant mieux)

Et l'on travaille... On travaille...
Sourire aux lèvres, Motivation plein la tête



Incontinence, arborescence,bidon d'essence...
Procédural, grammatical, fissure annale...
Polygamie,pyrotechnie, Annie Cordie...
Orchestration, innibition, prostitution.


(Dé)laisse ta Plume---




-

En un Cri...


Hiver... / **:**------
* Nirvana - Nevermind *----





Insultes, Agressions...
Ils en profitent pour s'imiscer et débiter leurs insanités...
Promettre un monde meilleur nommé Etat Policier...
Aveuglés par la peur de l'autre ils les suivent...
"Dehors", "Disparaissez"...
Mais où est passée cette idée de citoyenneté ?
Où est passée cette différence qui faisait notre richesse ? Pourquoi l'anéantir ?

Cessez d'avaler ce que l'on vous sert...
Doutez, analysez, cherchez, découvrez...


(Dé)laisse ta Plume---




Urban Melody [Chorus]


Hiver... / **:**------
*Placebo*----











(Dé)laisse ta Plume---




Urban Melody...


Hiver... / **:**------
*Death in Vegas - Dead Elvis*----











(Dé)laisse ta Plume---




Egalité & Légalité...


17.12.05 / 15:00------
*Death in Vegas - Dead Elvis*----

Egalité est un mot provenant du latin aequalis qui, à première vue, signifie « uni, égal »…
Mais qu’en est il lorsque l’égalité devient le seul mode de pensée et de vie de toute une génération ?
(…) En effet, aequalis est un mot latin qui descend directement d’aqua : l’eau. L’eau, ce liquide naturel, inodore, incolore, transparent, uniforme : était-ce à cela que chacun aspirait en demandant l’égalité ? Leurs idéaux tombèrent alors à l’eau… Fallait il devenir transparent pour être égal ? Fallait il toujours rester constant ? Toujours égal à soi même ? Fallait il que tout leur soit égal pour vivre en parfaite harmonie ?

Incapables de se résigner à ces conclusions, les hommes se réfugièrent alors dans les mathématiques et donnèrent à l’égalité un symbole : deux droites parallèles, signifiant pour eux l’indépendance, l’égalité des chemins et donc des chances…
Mais là encore, d’autres théories vinrent les contrarier : égalité ? Symbole d’indépendance ? Mais si ces droites sont tenues de rester à jamais parallèles, sans jamais se croiser, ne faut il pas que chacune concerte l’autre afin de toujours suivre ce même chemin, ne leur faut il pas un guide, qui, tel un berger guiderait tout un troupeau ? Si l’une dévie tout ce fragile équilibre s’échoue…

Conscients qu’à toute théorie viendrait toujours s’opposer bon nombre d’individus, ils créèrent alors la Loi afin de rendre l’ égalité légale. L’égalité devient alors une règle impérative… (…)
Pas un seul ne se doutait que la loi venait en fait de legere qui signifiait lire… (…) « Qu’y a-t-il de mal à lire la loi ? » demandaient les uns. « Ce n’est pas toi qui lis la loi, c’est la loi qui te lie ! » répondaient les autres…
Chacun allait de son interprétation de ce verbe, de la plus raisonnable à la plus farfelue, mais tous devinrent fous alliés contre cette autorité qui les liait à l’uniformité.

Et c’est ainsi que la révolte débuta (…)
Au final, l’égalité avait l 'égalisé un monde d’intolérance où la norme était d’emprunter ce même chemin, cette voie que dictait la voix de la loi et qui conduisait des générations et des générations à la même vie, et à la même fin.

Les hommes cherchèrent alors à délier leur corps et leur esprit de cette unicité qui les conduisaient à leur perte : ils entrèrent alors dans ce qu’ils nommèrent « l’égalité » ; mot créé à partir d’une expression sans cesse clamée telle une excuse dans cette société : « il l’égale ! ».
Chacun de leurs actes illicites incitaient les témoins à entendre leur hymne à la différence : « Un dédale de particularités où chacun s’égare et se régale »…

Certains vinrent même à créer le symbole de la rébellion : ces mêmes droites parallèles brisées par une troisième qui vient petit à petit entraver leur chemin comme un aiguillage qui leur proposerait plusieurs destinations, plusieurs choix de vie. C’était ainsi devenu le signe de l’échange et du choix, contrairement à cette indépendance presque méprisante que tendait à représenter l’égalité.

Mais cette liberté ne fut pas du goût de tous et les sanctions vinrent à tomber…
(…) « Délit » : ce qui délie le corps et l’esprit de ces obligations, de ces règles. « Délit » de « délictum », parent de « delectarer » : se délecter…
En effet, quoi de plus délicieux que de commettre un acte délictueux sous ces cieux où tout est si bien organisé, si bien définit et si bien cadré ?
(…) Tout comme cette droite vient lentement déranger ses deux consoeurs parallèles, au lieu de les briser d’un angle droit, la révolte s’infiltra lentement à travers les filets de la loi, qui s’évaporait un plus à chaque partie que gagnait la différence…
Et c’est ainsi que, sacrifice après sacrifice, décennie après décennie, l’Homme gagna le droit à la différence…

Malheureusement, génération après génération, les hommes se délièrent de leur attachement pour la différence, et la pensée selon laquelle tout devait être identique émergea à nouveau…
A nouveau, on tenta de légaliser cette pensée et elle vint à rivaliser puis égaliser ce droit à la différence…

Idée maîtresse de toute une génération d’amants de l’intolérance,
ce besoin d’uniformité fut remis au goût du jour, et les individus
jugés trop déviants furent marginalisés, avant d’être pourchassés…
Depuis ce jour, la rébellion attend avec impatience que l’on reprenne
son flambeau pour à nouveau cultiver cette différence qui fit
l’harmonie et la richesse de tout un pays durant des décennies….


Texte Entier


(Dé)laisse ta Plume---




Sweet...


14.12.05 / 22:39------
*Death in Vegas - Dead Elvis*----

J'avais envie de faire revivre la couleur...
Pour ne pas oublier ce qui me fait vivre...
Pour ne pas oublier ce bonheur de créer par le biais de l'ordinateur...



(cliquez sur l'image pour la voir en grand...)

Et je profite de votre passage ici... Pour vous dire merci...
Merci à tous ceux qui sont ici... Par leurs messages, leurs attentions ou simplement leur présence...
Il y a 3 ans je commençais à peine à découvrir tout ce qu'une image pouvait provoquer en moi...
Et maintenant... Je suis dans une école qui me permet de réaliser mes rêves... De vivre de ma passion... De faire tout ce que j'aime, et d'apprendre à le faire bien...
J'ai eu des moments de déprime. Un peu. Des doutes, beaucoup ces derniers temps.
Mais petit à petit j'ai trouvé mon chemin... Et même si ce sont des choses très personnelles dont le choix n'appartient qu'à nous, je n'aurais certainement pas été capable de m'accrocher si vous n'aviez pas été là...
Alors merci pour votre Confiance... Amitié... Présence... Autre...
Cochez vos cases préférées...

I want somebody to share...


(Dé)laisse ta Plume---




Juste une petite histoire...


09.12.05 / 16:35------
*Obituary - Redneck*----

L'histoire d'une petite fille qui malgré elle rêvait encore au prince charmant même si elle avait déjà les ailes un peu brisées par les chagrins d'amour... Un jour elle s'est rattachée à cette petite fenêtre MSN où il y avait un petit chaton en avatar... De fil en aiguille, il l'a fait sourire, rire... Il lui a montré qu'elle n'était pas seule... qu'il y avait encore des gens pour penser aux arc en ciel comme elle, et pour rire à des bêtises, comme elle...
Et un jour, cette petite fille est arrivée avec toutes ses couleurs et ses dessins devant un grand batiment peu acceuillant... Elle voulait y rentrer dans ce grand batiment où l'on ne faisait que ce qu'elle aimait par dessus tout... MAis elle ne savait pas qu'on allait tenter d'assombrir ses couleurs... Alors quand elle est tombée de son nuage, il est venu la chercher, pour la consoler et lui souffler tout plein de petits mots gentils avec sa voix si douce... Et quand ils l'ont fait pleurer, il était encore là pour la rassurer...
Et cette petite fille a finalement été acceptée dans ce grand batiment où l'on fait des artistes...
Elle était heureuse... Même ses chaussures roses n'étaient pas encore aussi rose que son nuage... Elle etait heureuse cette petite fille parce qu'elle allait vivre tout près de celui qui partageait son nuage et ses arc en ciel...
Ce soir là, elle était persuadée que la vie d'adulte, c'était comme la vie d'enfant, avec plus d'amour et de liberté, encore plus de calins, encore plus de rires...
Ce fut l'une des plus douces nuits de sa vie...

Mais le lendemain un orage s'abbatit sur son nuage...
Son prince charmant venait de lui apprendre qu'une princesse partageait déjà sa vie...
Et la petite fille se sentit bien seule... et bien petite...
Elle commença alors à se poser des questions sur ses doux rêves... Comme si d'un coup elle s'était rendue compte que tout ces arc en ciel, c'était un mensonge que l'on disait aux enfants pour qu'ils n'aient pas peur de grandir...
Mais forte grâce à ses rêves, elle vint se blottir tout contre son prince charmant...
Et l'instant de qqus heures, tout lui parrut comme dans ses rêves... Doux, chaud, tendre... Et aurait passé sa vie ainsi... Elle aurait voulu devenir sa reine... Lui donner sa vie à partager... Elle aurait voulu tout lui donner... Son amour, sa tendresse, son bonheur... Mais elle aurait aussi rêvé de lui donner des enfants et tout un coccon tout doux dans lequel il fait bon vivre...

Mais tout s'est vite enchainé...
Et la petite fille est restée petite fille...
Elle n'est pas devenue princesse...
Et elle est toute perdue a présent...
LA petite fille n'a plus d'ailes... n'a plus d'arc en ciel...
Elle se demande même pourquoi le ciel est si sombre ici bas...
Elle n'a plus de nuage et doit continuer ici, ou tout est gris...
Ses couleurs l'ont abandonnées et depuis elle joue les femmes en noir pour éviter les regards...
Mais au fond, tout au fond.... Elle rêve encore que tout ne soit qu'un cauchemar...
Mais encore plus profond...
Elle sait que tout est vrai, et qu'il faut avancer.... Alors elle avance... Elle traine derrière elle ses ailes et tente de les raccomoder.... Mais dès que quelqu'un s'approche pour l'aider, son regard noir et son air méfiant leur suffit pour détaler...

Depuis la petite fille n'a de refuge que son grand batiment où l'on fait de l'art...
Elle se demande encore "mais maman, à quoi ça sert d'avoir inventer les couleurs, si c'est pour vivre ainsi ?"


(Dé)laisse ta Plume---




- Cambrai by Night...
23.11.05 / 21h54------
*Modest Mouse - Float On*----



(Dé)laisse ta Plume---




- Papy Génial..
9.11.05 / Après Midi------
*Marilyn Manson*----

Après une matinée à bichonner le Canon A1, me voici partie en vadrouille dans Cambrai, prête à matérialiser mes premières interrogations sur l’ennui dans la ville…
19 poses plus tard, mon objectif rencontre un mur de brique… Mais le déclencheur est interrompu par un regard rieur…

Un petit papy curieux aux questions habituelles : quel journal ? Quelle agence… Oh que non, je ne suis qu’étudiante vous savez… Et vous allez me prendre en photo... Non non je rigolais, je suis trop vieux !
Affinités ou besoin de parler, le voici me contant son enfance… Ou plutôt sa jeunesse… Son travail de postier… Paris 16eme, Lille… Puis le retour dans son village natal, près d’Arras…

La nostalgie d’un temps révolu, d’une douceur de vivre qu’il ne reconnaît plus… D’une époque d’insouciance ou seul l’instant présent lui semblait important… Sa petite thermo de soupe, son petit verre de vin, son travail de nuit, et ses collègues près de lui… Et il était heureux… J’étais là. Sourire aux lèvres. Regard émerveillé.
Heureuse. Heureuse qu’il m’ait choisie pour transmettre cela. Heureuse d’être là pour l’écouter. Heureuse de voir ses yeux brillants, d’entendre son rire…

Ils sont notre mémoire. Et on les méprise tant ces papys…

Puis est venu notre région, l’actualité… Puis il s’en est allé…
Quelques pas. Le temps qu’une voiture m’accoste avec des vulgarités… Et voici mon Papy qui me défend… Un dernier regard en arrière… Il m’interpelle…
Mon Papy en plein milieu de la route, agitant les bras comme un petit garçon…
Il voulait apparaître sur la pellicule…
« C’est dans la boîte ! »… Dernier Rire échangé…

Les gens du Nord
Ont dans les yeux le bleu qui manqu' à leur décor.
Les gens du Nord
Ont dans le cœur le soleil qu'ils n'ont pas dehors.
Les gens du Nord
Ouvrent toujours leurs portes à ceux qui ont souffert.


(Dé)laisse ta Plume---




- Je voulais juste être heureuse...
Septembre... / Nuit...------
*Staind - Break the Circle*----

L'illicite l'incite et l'excite pensent-ils...


Leur ivresse, elle la voit sans égal, bien qu'encore illégale...
Elle s'abandonne alors à des rêveries légales qui ne trouvent rivales qu'en ces heures inavouables...

Cette passion, il l'égale...
Elle la lit dans ses yeux et la lie dans son corps...

Sera-t-elle légale ?
Sera-t-elle l'égale ?

Âme Soeur ou Amère ?

Quel dédale...
Elle s'égare...
Et se régale...


(Dé)laisse ta Plume---




- Dear...
23.08.05 / 13:38------
*Eric Clapton - Layla*----

Allez savoir comment ou pourquoi, il y a parfois des mélodies qui vous reviennent…
Non pas celles qui traversent vos lèvres et les mettent en mouvement…
Celles qui flottent, lentement, dans votre esprit… Mais que vous seriez bien incapable d’identifier…
Alors on cherche… On (re)découvre… Et les souvenirs refont surface…

John Lee Hooker… Eric Clapton… Santana … Django Reinhardt … Otis Redding… Sidney Bechet… Joe Cocker… Et tant d’autres…

La musique était notre seul lien…
Blues, Jazz, Rock… Les seuls mots que ses lèvres savaient former avec douceur et tendresse… Les seuls qu’il écoutait avec intérêt…
Je le découvrais à travers ses goûts musicaux…
Notre seule complicité était d’insérer un cd dans le lecteur de sa voiture, de monter le son jusqu’à n’en plus pouvoir…
Ce goût de la provocation…


Des trêves pleine d’espoir…
Mais aussi des non dits jouant à cache-cache derrière les décibels…

Un triolet impossible… Une note de trop…
Pourquoi tant de croches & de bémols entre nous ?
Tant de pauses et si peu de mélodies…
Papa… Tempo étrange, inhabituel…
Un rythme que je ne sais apprivoiser ni rejouer…
Une partition indéchiffrable que j’espère un jour pouvoir ré-écrire…

Layla…
What’ll you do when you get lonely
No one waiting by your side?
You’ve been running and hiding much too long.
You know it’s just your foolish pride.


(Dé)laisse ta Plume---




- Dolls
12.06.05 /11:03------
*Eels - Novocaine for the soul*----

Film onirique… envoûtant… intemporel… universel…
Tout en pudeur… Et pourtant si cruel, si violent…

Dialogue verbal quasi inexistant… On apprend alors à découvrir l’autre, à l’aimer… En prenant le temps d’éluder chacun des mystères qu’il semble déceler… Chaque blessure… Chaque joie…
Leur existence nous est livrée telle un puzzle… Une mosaïque de souvenirs, de paroles et d’actes… A chacun de mener son enquête…
C’est un véritable itinéraire du détail où la beauté se retrouve dans chaque objet, chaque accessoire… L’association des couleurs… Les objets du quotidien élevés au rang de personnages pour Sawako…

Les sons journaliers deviennent alors le rythme du film… La mélodie, c’est le bruit des pas de chacun de ces personnages…
Moments sublimés par la virtuosité de Joe Hisaichi qui nous a déjà tant transporté dans Chihiro ou encore Princesse Mononoke…
Paysages surnaturels capturés par Kitano… Tout y est fort… Mélancolique… Même une « simple » feuille se charge d’une violence insoupçonnée… Haru, le cerisier en fleur… Natsu, elle l’attend sur ce banc… Aki, paysage indescriptible… Fuyu, le souvenir, entre sourire et larme…
Toutes ces poupées humaines ensorcelées par les costumes de Yoshji Yamamoto… Magnifiques… Toujours si instables grâce à ce tout petit détail…

Comme au Bunraku, on retrouve ces deux personnes indissociables… L’un vit dans l’ombre, guide et donne vie…. L’autre reste un mystère qui hypnotise…
Dominant & Dominé ?
Pas si sur… L’un ne peut être sans l’autre… L’un n’aurait plus de repères… L’autre n’aurait plus de raison de vivre…
Et tous sombrent dans un souvenir… Une parole… Un regard…
Tous se noient…


Sakura Fu Buki…


(Dé)laisse ta Plume---









Suite de cette *Jolie Petite Histoire* [Eté 2005]



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